La grippe, comment l’éviter ?

C’est de saison : l’hiver, comme chaque année, débarque avec son cortège de neige, de verglas ainsi que des fidèles épidémies que sont la gastro-entérite et la grippe. Mais justement, cette fameuse grippe, si on faisait tout pour l’éviter cette année ? Défi relevé et mission possible pour qui sait s’y prendre avec cette petite peste. Explications pour un hiver au top !

Mais qui es-tu, grippe ?

Au moment d’écrire ces lignes, c’est officiel : nous sommes en plein cœur de l’épidémie annuelle de grippe comme nous le signale cet article. Comme chaque année, nous aurons le droit aux classiques maux de têtes, poussées de fièvre et autres douleurs musculaires qui nous permettent de diagnostiquer à coup sûr la présence d’un passager clandestin dans l’organisme.

Au commencement est le virus, qui peut prendre 3 formes plus ou moins agressives : A, B et C. Si vous recevez la visite du C, pas de panique : il est généralement bénin et vous donnera des symptômes légers et proches de celui d’un rhume. Le B est la variante la plus fréquente, celle que nous retrouvons chaque hiver : il entraine les symptômes habituels et s’avère peu dangereux sur une personne normale.

Par contre, le type A est sujet à un suivi attentif : cette forme du virus peut muter de manière radicale et mettre en danger la vie des personnes infectées. S’il est plus rarement à l’origine des grippes saisonnières, c’est lui qui se cache derrière la plupart des pandémies qui font des ravages plusieurs fois par siècle. C’est le point commun entre la grippe espagnole (entre 30 et 100 millions de morts entre 1918 et 1920) et la grippe A (le fameux H1N1).

Encore une fois, sauf manque cruel de chance, si vous ressentez des symptômes, il y a de grandes probabilités qu’il s’agisse du type B qui se contentera de vous clouer au lit. Dans ce cas là, il faut savoir que le virus se transmet par la salive : quand vous parlez, toussez ou que vous serrez la main d’un collègue après vous être essuyé la bouche, vous pouvez transmettre la grippe. Soyez sympa et gardez-la pour vous  en vous lavant les mains ou en évitant toute promiscuité.

Prévenir plutôt que guérir

Comme vous avez pu le lire plus haut, la grippe est liée à la présence d’un virus dans l’organisme. Or, si vous avez bien suivi les campagnes de sensibilisation sur le sujet : « les antibiotiques, c’est pas automatique ». Car en réalité, les antibiotiques s’avèrent inefficaces pour combattre les virus : il ne sert à rien d’exiger un traitement antibiotique si vous êtes diagnostiqué avec la grippe.

Mais, allez-vous me dire, comment faire alors ? Si vous êtes atteint, les spécialistes de la santé vous évoqueront toujours les mêmes moyens : du repos, de l’eau à volonté pour réhydrater votre corps et un traitement à base de paracétamol ou d’antidouleurs en cas de fièvre. Vous avez bien compris, si vous avez la grippe le seul remède disponible est d’attendre que votre corps fasse le travail et détruise de lui-même la source de l’infection.

Avant d’être réduit à l’impuissance et de devoir garder le lit des jours durant, il est tout de même possible de prévenir la grippe. Tout simplement en faisant appel à ce qui reste aujourd’hui encore la meilleure arme de l’arsenal des médecins contre les virus : la vaccination. En vous faisant vacciner chaque année, vous donnez à votre corps les ressources nécessaires pour détecter et lutter contre le virus avant qu’il n’est le temps de devenir un danger. N’hésitez donc pas à contacter votre médecin si vous voulez vous épargner tout risque pour l’hiver mais pensez qu’il faut minimum deux semaines pour que le vaccin s’avère efficace.

Dernier point important : si vous êtes enceinte, que vous avez plus de 65 ans, que vous êtes atteint d’une affection chronique, que votre bébé semble touché ou que vous constatez des symptômes inhabituels chez vous ou un proche, consultez votre médecin traitant au plus vite.

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